Les missions du poste


Établissement : Université Paris-Saclay GS Economie & Management École doctorale : Economie - Management Saclay Laboratoire de recherche : LAREQUOI - Laboratoire de recherche en Management Direction de la thèse : Stela RAYTCHEVA Début de la thèse : 2026-11-01 Date limite de candidature : 2027-02-28T23:59:59 Ce projet de thèse analyse la manière dont les configurations spatiales, temporelles et de pouvoir façonnent la santé mentale des salariés engagés dans la co-construction de pratiques de travail avec des parties prenantes culturellement et organisationnellement hétérogènes. Il part du constat que la santé mentale au travail ne peut être pleinement comprise à partir des seules vulnérabilités individuelles, capacités de résilience, politiques de ressources humaines ou catégories traditionnelles de risques psychosociaux. Dans des secteurs soumis à de fortes contraintes, tels que le transport, la logistique, les activités internationales ou les services en contact avec la clientèle, les salariés doivent articuler les attentes parfois contradictoires de managers, collègues, clients, sous-traitants, fournisseurs et partenaires internationaux. Ces acteurs ne partagent pas toujours les mêmes conceptions de l'urgence, de la responsabilité, de la hiérarchie, de la qualité ou de la gestion des erreurs.

La recherche étudiera comment la souffrance psychologique émerge lorsque les salariés deviennent le point d'absorption individuel de contradictions collectives et interorganisationnelles qu'ils ne disposent pas du pouvoir de résoudre. Elle examinera les tensions entre urgence et care, satisfaction du client et protection des salariés, procédures formelles et improvisations pratiques, ainsi que responsabilité organisationnelle et responsabilisation individuelle.
Le cadre théorique articule la théorie des pratiques sociales, le management interculturel, le care organisationnel et les approches relationnelles de l'espace et du temps. La santé mentale est ainsi envisagée comme un effet émergent des configurations de pratiques, tandis que la compétence interculturelle est appréhendée comme une capacité collective, située et distribuée. Le care désigne, au-delà du soutien interpersonnel, la capacité organisationnelle à reconnaître et à transformer les agencements de travail préjudiciables.
La recherche reposera sur une étude de cas, combinant des entretiens semi-directifs, des observations et une analyse documentaire. Elle vise à élaborer un modèle de la santé mentale fondé sur les pratiques et à aider les organisations à identifier les sources invisibles de souffrance afin de construire des pratiques de travail plus protectrices et collectivement soutenables. Les recherches sur la santé mentale au travail privilégient souvent les facteurs individuels, les risques psychosociaux et les politiques de prévention. Elles examinent moins les pratiques quotidiennes par lesquelles les salariés gèrent des attentes contradictoires entre acteurs culturellement et organisationnellement hétérogènes. Ce projet articule théorie des pratiques sociales, management interculturel, rapports de pouvoir, espace-temps et care organisationnel. Identifier les pratiques de travail co-construites entre les salariés, les managers, les collègues, les clients, les sous-traitants, les fournisseurs et les partenaires internationaux.
Analyser les tensions qui traversent ces pratiques, notamment entre urgence et care, rapidité et qualité, satisfaction du client et protection des salariés, ainsi qu'entre procédures formelles et ajustements pratiques.
Examiner l'influence des espaces et des temporalités de travail (pression des délais, horaires décalés, disponibilité numérique, travail à distance ou porosité entre vies professionnelle et privée) sur la santé mentale.
Comprendre comment les compétences interculturelles sont collectivement produites, partagées et mobilisées dans les pratiques quotidiennes.
Analyser les pratiques de care permettant de reconnaître, prévenir et traiter les situations de souffrance psychologique.
Proposer aux organisations des moyens d'identifier les sources peu visibles de souffrance et de construire des pratiques de travail plus protectrices et collectivement soutenables. La recherche adopte une méthodologie qualitative fondée sur une étude de cas. Les données seront recueillies au moyen d'entretiens semi-directifs, d'observations participantes et non participantes, ainsi que d'une analyse documentaire. Leur traitement combinera analyse des discours, analyse des pratiques et lecture critique des rapports de pouvoir.

Le profil recherché

Le profil recherché est titulaire d'un master en sciences de gestion, en psychologie du travail, en sociologie des organisations ou dans une discipline proche. Il manifeste un intérêt pour la santé mentale au travail, le management interculturel et les approches qualitatives. Des compétences en conduite d'entretiens, observation et analyse de données sont attendues. La maîtrise de l'anglais, l'autonomie, la rigueur et l'aptitude à accéder aux terrains organisationnels sont essentielles.

Compétences requises

  • Anglais
  • Direction d'entretiens d'embauche
  • Autonomie
  • Analyse de données
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Psychologue H/F

  • Paris - 75
  • Service Appui'S
Publié le 22 septembre 2026
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