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Établissement : Université Paris-Saclay GS Sport, Mouvement, Facteurs Humains École doctorale : Sciences du Sport, de la Motricité et du Mouvement Humain Laboratoire de recherche : REcherche, HAndicap, Dysfonction, Adaptations, Participation et Technologie Direction de la thèse : Samuel POUPLIN ORCID 0000000320363063 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-09-02T23:59:59 La lésion médullaire (LM) est une atteinte de la moelle épinière dont les conséquences cliniques dépendent du niveau de la lésion. En France, 133 849 personnes vivaient avec une LM en 2019 (Duchaine et al., 2024). Ces personnes utilisent fréquemment un véhicule pour personnes handicapées (VPH) et passent en moyenne plus de 10 heures par jour en position assise (Sonenblum & Sprigle, 2011 ; Sonenblum et al., 2016). Cette exposition prolongée à la position assise et aux contraintes mécaniques associées favorise l'apparition de douleurs, de complications neuro-orthopédiques et d'escarres.Les escarres figurent parmi les complications les plus fréquentes chez les personnes présentant une LM (Gélis et al., 2011). Selon une revue systématique avec méta-analyse, une personne sur trois développera une escarre au cours de sa vie (Shiferaw et al., 2020). Leur survenue est multifactorielle et implique de nombreux facteurs de risque (Paquin et al., 2025). En raison de leur fréquence, de leurs conséquences fonctionnelles et de leur fort risque de récidive, leur prévention constitue un enjeu majeur de santé.La prévention repose notamment sur le choix d'un VPH et d'un système d'assise adaptés aux besoins de l'usager. L'objectif est de trouver un équilibre entre les caractéristiques et les réglages du fauteuil roulant et les besoins fonctionnels de la personne, ce qui nécessite une évaluation du positionnement assis (Armstrong et al., 2008 ; Di Marco et al., 2003). Dupitier (2025) définit le positionnement comme un processus centré sur l'usager visant à choisir et configurer un fauteuil roulant, dans ses dimensions statique et dynamique, afin d'assurer une utilisation efficace, confortable et préventive pour la santé en situation de vie réelle.Le positionnement comprend une dimension statique, correspondant à la posture de référence adoptée en position assise, et une dimension dynamique, qui regroupe les ajustements et changements de position réalisés au cours du temps afin de limiter les contraintes exercées sur les tissus. Si de nombreux outils permettent d'évaluer le positionnement statique, la dimension dynamique reste peu explorée en pratique clinique. Les changements de position quotidiens, leur fréquence et leur contribution à la prévention des escarres sont encore rarement évalués de manière systématique, ce qui interroge la complétude des évaluations actuelles.Cette thèse cherchera à déterminer si la mise en place d'un cadre évaluatif du positionnement assis intégrant les dimensions statique et dynamique est faisable, acceptable et susceptible de modifier les décisions cliniques relatives à la prévention des escarres chez les personnes présentant une LM.Pour répondre à cette question, trois études seront conduites. La première analysera, à l'aide d'un questionnaire, les connaissances et les pratiques des professionnels de santé concernant l'évaluation du positionnement assis dans la prévention des escarres. La deuxième explorera les connaissances, les expériences et les pratiques des personnes avec une LM concernant leur positionnement assis et leurs stratégies préventives. Ces deux études permettront d'identifier les pratiques existantes, les besoins perçus et les limites des approches actuelles. Enfin, la troisième étude proposera un cadre évaluatif de référence du positionnement assis intégrant les dimensions statique et dynamique, puis en évaluera la faisabilité, l'acceptabilité et les conditions d'implantation en pratique clinique. À terme, ce travail vise à harmoniser les pratiques d'évaluation du positionnement assis et à renforcer la prévention des escarres chez les personnes présentant une lésion médullaire. La lésion médullaire (LM) correspond à une atteinte de la moelle épinière dont les répercussions cliniques varient en fonction du niveau de la lésion. En France, en 2019, 133 849 personnes ont été identifiés comme vivant avec une LM (Duchaine et al., 2024). Ces personnes utilisent fréquemment une aide technique à la mobilité, telles que les véhicules pour personnes handicapées (VPH) communément nommés fauteuils roulants. Ces usagers passent plus de 10h en position assise dans leur VPH (Sonenblum & Sprigle, 2011 ; Sonenblum et al., 2016). Cette position assise prolongée ainsi que l'utilisation régulière d'un VPH imposent des contraintes répétées sur le corps, pouvant entrainer des douleurs, des complications neuro-orthopédiques et un risque accru de formation d'escarres. Les escarres constituent l'une des complications les plus fréquentes chez les personnes présentant une LM (Gélis et al., 2011). Selon une revue systématique et méta-analyse, une personne sur trois avec une lésion médullaire développera une escarre au cours de sa vie (Shiferaw et al., 2020). Leur apparition résulte d'un phénomène multifactoriel impliquant de nombreux facteurs de risque (Paquin et al., 2025). Compte tenu de leur fréquence, de leurs conséquences fonctionnelles et de leur risque de récidive, leur prévention constitue un enjeu majeur de santé. Dans ce contexte, une attention particulière est portée au choix du VPH et de son système d'assise. L'objectif ne se limite pas à la fourniture d'un équipement mais consiste à proposer un compromis entre les caractéristiques du VPH, ses réglages et les besoins spécifiques de l'usager. C'est dans ce cadre qu'intervient l'évaluation du positionnement assis (Armstrong et al., 2008 ; Di Marco et al., 2003). Une définition récente proposée par Dupitier (2025) décrit le positionnement comme un « processus centré sur l'usager visant à choisir et/ou configurer un fauteuil roulant dans sa dimension statique et dynamique, pour assurer un usage en situation de vie réelle efficace, confortable et préventif pour la santé de la personne ». Cette approche distingue deux dimensions complémentaires. La dimension statique renvoie à la posture de référence adoptée par l'usager en position assise, tandis que la dimension dynamique correspond aux ajustements et changements de position réalisés au cours du temps afin de limiter les contraintes exercées sur le corps. Or, malgré l'existence de nombreux outils dédiés à l'évaluation du positionnement statique, la dimension dynamique semble moins explorée en pratique clinique. Les changements de position réalisés au quotidien, leur fréquence et leur impact sur la prévention des escarres sont encore rarement évalués de manière systématique. Cette asymétrie soulève la question de la complétude des évaluations actuelles du positionnement assis. Proposition d'un cadre évaluatif du positionnement assis chez le patient avec une lésion médullaire dans le cadre de la prévention des escarres La thèse s'intéressera donc à la question suivante : La mise en place d'un cadre évaluatif du positionnement assis intégrant les dimensions statique et dynamique est-elle faisable, acceptable et susceptible de modifier les décisions cliniques relatives à la prévention des escarres chez les personnes lésées médullaires ?Afin d'y répondre, trois études seront menées. La première visera à caractériser les connaissances et les pratiques des professionnels de santé concernant l'évaluation du positionnement assis dans le cadre de la prévention des escarres chez les personnes avec une LM à l'aide d'un questionnaire. La deuxième cherchera à décrire les connaissances, les expériences et les pratiques des personnes avec une LM concernant leur positionnement assis et les stratégies de prévention des escarres. Ces deux études permettront d'identifier les pratiques existantes, les besoins perçus ainsi que les éventuelles limites des approches actuellement mises en oeuvre. Enfin, la troisième étude aura pour objectif de proposer un cadre évaluatif de référence du positionnement assis chez la personne avec une LM dans le cadre de la prévention des escarres. Une étude de faisabilité en pratique clinique sera ensuite réalisée afin d'évaluer son acceptabilité et ses possibilités d'implantation. A terme, ce travail vise à contribuer à l'harmonisation des pratiques d'évaluation du positionnement assis et à renforcer la prévention des escarres chez les personnes lésées médullaires.

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Ergothérapeute

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