Les missions du poste

Établissement : Université Paris-Saclay GS Economie & Management École doctorale : Droit, Economie, Management Laboratoire de recherche : RITM - Réseaux Innovation Territoires et Mondialisation Direction de la thèse : Amélie CLAUZEL ORCID 0000000173635339 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-30T23:59:59 Cette thèse examine comment la vulnérabilité des patients est façonnée dans des environnements de santé médiatisés par le numérique, en mettant particulièrement l'accent sur l'interaction entre les applications de santé basées sur l'intelligence artificielle, la communication non verbale et les interactions patient-soignant. Au-delà des approches traditionnelles qui considèrent la vulnérabilité comme une condition statique liée à des facteurs démographiques ou cliniques, cette étude adopte une perspective dynamique, en la concevant comme un état fluctuant influencé par les perceptions subjectives, les interfaces technologiques et la qualité de la communication.
La recherche comble une lacune importante dans la littérature en analysant comment les systèmes d'IA, en particulier ceux capables de détecter et de fournir un retour sur les signaux sociaux non verbaux tels que la chaleur, l'engagement et la dominance-influencent la vulnérabilité perçue des patients et leur confiance envers les professionnels de santé. Bien que les technologies de santé numérique, telles que la télémédecine et les applications mobiles de santé, améliorent l'accessibilité et l'efficacité, elles peuvent simultanément engendrer de nouvelles formes de vulnérabilité liées à la littératie numérique, aux préoccupations en matière de confidentialité et aux biais algorithmiques.
S'appuyant sur une approche méthodologique mixte, l'étude combine des données qualitatives issues des expériences des patients et des praticiens avec une analyse quantitative reposant sur la modélisation par équations structurelles (SEM). Elle développe et teste un cadre conceptuel reliant l'utilisation des applications d'IA, la qualité de la communication non verbale, la vulnérabilité des patients (en termes d'étendue et de profondeur), la confiance et les résultats de santé. Le modèle intègre également des effets modérateurs tels que la littératie numérique et les différents états de vulnérabilité.
En intégrant les apports des théories de la vulnérabilité, du traitement des signaux sociaux, de l'acceptation des technologies et de la résilience, cette recherche propose une compréhension nuancée des mécanismes par lesquels les écosystèmes de santé numérique peuvent à la fois atténuer et accentuer la vulnérabilité des patients. Les résultats visent à orienter la conception de systèmes de santé pilotés par l'IA plus empathiques, inclusifs et centrés sur le patient, afin de renforcer la confiance, l'engagement et les résultats de santé au sein de populations diversifiées.
La transformation numérique des systèmes de santé (télémédecine, applications mobiles, IA) améliore l'accès et l'efficacité des soins, mais génère de nouvelles formes de vulnérabilité liées aux inégalités numériques, aux biais algorithmiques et aux interactions médiatisées. La littérature actuelle reste limitée quant à l'intégration simultanée de la vulnérabilité dynamique, de la communication non verbale et des technologies d'IA dans les contextes de soins. - Analyser l'influence des applications de santé basées sur l'IA sur la vulnérabilité perçue des patients.
- Examiner le rôle de la communication non verbale (et du feedback IA associé) dans la réduction ou l'amplification de la vulnérabilité.
- Développer et tester un modèle conceptuel reliant usage des technologies, communication, vulnérabilité, confiance et résultats de santé.
- Identifier les mécanismes modérateurs (littératie numérique, états de vulnérabilité) et proposer des stratégies de résilience.
Approche méthodologique mixte :
- Phase qualitative : entretiens semi-directifs avec patients et professionnels de santé pour explorer les perceptions de vulnérabilité.
- Phase quantitative : enquête structurée et test du modèle via Structural Equation Modeling (SEM).
- Analyse des effets médiateurs (communication non verbale) et modérateurs (littératie numérique, profondeur/étendue de la vulnérabilité).

Le profil recherché

Le candidat devra faire preuve d'un fort engagement dans la conduite de sa recherche doctorale et d'une capacité à travailler de manière autonome et régulière. Une sensibilité ou des connaissances préalables dans le domaine de la santé seront appréciées, afin de faciliter l'appropriation du terrain et des enjeux associés. Le candidat devra également démontrer des compétences en recherche (analyse, rédaction académique) et une capacité à produire des travaux publiables dans des revues académiques. Une appétence pour les approches interdisciplinaires, à l'interface entre marketing, comportement du consommateur et santé, est attendue.

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