Les missions du poste

Établissement : Université Paris-Saclay GS Life Sciences and Health École doctorale : Signalisations et Réseaux Intégratifs en Biologie Laboratoire de recherche : Institut des Neurosciences Paris-Saclay Direction de la thèse : Sylvie GRANON ORCID 0000000193843119 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-05T23:59:59 Nos travaux précédents ont montré que la consommation adulte de faibles doses de sucre ou d'édulcorants modifie les comportements de prise de décision et les niveaux de dopamine du cortex préfrontal (PFC) et du circuit de la récompense (Hamelin et al., 2022). Débutées à l'adolescence, ces consommations ont des conséquences amplifiées, touchant ainsi non seulement le système dopaminergique mais aussi le système sérotoninergique (Hamelin et al., soumis). Plus récemment, nos études montrent que lorsque les expositions au sucre ou à un édulcorant débutent in utero ou à la naissance, les perturbations des systèmes dopaminergiques, sérotoninergiques et de la balance GABA/glutamate du PFC restent observables toute la vie. L'ensemble de ces résultats suggèrent que ces expositions à des produits de consommation courante que sont le sucre et les édulcorants sont susceptibles de modifier durablement l'activité des circuits de la récompense et du PFC, des circuits qui contrôlent à la fois la sensibilité aux renforcements naturels (nourriture, eau, contacts sociaux) et artificiels (drogues) et les comportements impulsifs ou compulsifs (prise de risque), autant de caractéristiques associées aux addictions. Dans ce projet, nous prévoyons d'évaluer le potentiel addictogène de ces consommations précoces et d'investiguer les mécanismes sous-tendant ces propensions. Dans un premier temps, nous chercherons à déterminer si les consommations précoces (pré et péri-natales) ou au cours de l'adolescence promeuvent la consommation de nourriture, d'alcool ou de contact sociaux, et modifient l'impulsivité et la prise de risque ou de décision. Pour cela, nous utiliserons les méthodes comportementales que nous avons développées au laboratoire. La consommation d'alcool sera étudiée à l'adolescence et à l'âge adulte dans des cages Intellicages© permettant de quantifier les boissons consommées spontanément pendant plusieurs jours chez des animaux vivant en groupes sociaux. L'impulsivité motrice et de choix sera quantifiée à l'âge adulte (car cette procédure requiert de restreindre la consommation alimentaire temporairement et ne peut donc pas être utilisée chez des animaux en développement) dans des cages opérantes (Serreau et al., 2011). Enfin, les comportements sociaux et de décision, dont on a montré qu'ils reposent sur l'intégrité du cortex préfrontal (Avale et al., 2011 ; Coura et al., 2013; Pittaras et al 2016) seront évalués. Dans un second temps, nous rechercherons les mécanismes physiologiques associés à ces expositions précoces ou adolescentes. Pour cela, nous utiliserons trois approches chez les animaux exposés au sucre ou à un édulcorant : la première consistera à mesurer l'activité dopaminergique in vivo grâce à l'imagerie du GRAB-DA, spécifiquement dans le cortex préfrontal pendant la consommation soit de nourriture, soit d'alcool (en fonction des résultats précédents). La seconde approche consistera à réaliser une imagerie cérébrale in vivo permettant de mesurer l'intégration synaptique du manganèse (MEMRI), un marqueur de l'activité synaptique associée à une tâche comportementale (Uselman et al., 2025). Le MEMRI permet de quantifier, in vivo et de manière longitudinale, l'activité cérébrale dans l'ensemble du cerveau et nous permettra de comparer ces activations régionales entre groupes d'animaux ayant consommé précocement du sucre ou un édulcorant.
Nos études préliminaires montrent que non seulement la quantité de dopamine du PFC est altérée par les consommations de sucre ou d'édulcorant débutant à l'adolescence, mais l'imagerie montre aussi que la libération spontanée ou évoquée de dopamine dans le PFC est drastiquement diminuée.
Nous attendons des résultats obtenus dans ce projet de comprendre quels mécanismes sous-tendent les modifications neurochimiques consécutives aux consommations de sucre et d'édulcorants et d'étendre nos connaissances quant aux effets comportementaux, notamment, ceux associés aux addictions.
Nos travaux précédents ont montré que la consommation adulte de faibles doses de sucre ou d'édulcorants modifie les comportements de prise de décision et les niveaux de dopamine du cortex préfrontal (PFC) et du circuit de la récompense (Hamelin et al., 2022). Débutées à l'adolescence, ces consommations ont des conséquences amplifiés, touchant ainsi non seulement le système dopaminergique mais aussi le système sérotoninergique (Hamelin et al., soumis). Plus récemment, nos études montrent que lorsque les expositions au sucre ou à un édulcorant débutent in utero ou à la naissance, les perturbations des systèmes dopaminergiques, sérotoninergiques et de la balance GABA/glutamate du PFC restent observables toute la vie. déterminer les bases neurales sous-tendant les modifications associées aux consommations précoces de sucre ou d'édulcorants Dans ce projet, nous prévoyons d'évaluer le potentiel addictogène de ces consommations précoces et d'investiguer les mécanismes sous-tendants ces propensions. Dans un premier temps, nous chercherons à déterminer si les consommations précoces (pré et péri-natales) ou au cours de l'adolescence promeuvent la consommation de nourriture, d'alcool ou de contact sociaux, et modifient l'impulsivité et la prise de risque ou de décision. Pour cela, nous utiliserons les méthodes comportementales que nous avons développées au laboratoire. La consommation d'alcool sera étudiée à l'adolescence et à l'âge adulte dans des cages Intellicages© permettant de quantifier les boissons consommées spontanément pendant plusieurs jours chez des animaux vivant en groupes sociaux. L'impulsivité motrice et de choix sera quantifiée à l'âge adulte (car cette procédure requiert de restreindre la consommation alimentaire temporairement et ne peut donc pas être utilisée chez des animaux en développement) dans des cages opérantes (Serreau et al., 2011). Enfin, les comportements sociaux, dont on a montré qu'ils reposent sur l'intégrité du cortex préfrontal (Avale et al., 2011 ; Coura et al., 2013) seront évalués à l'adolescence et à l'âge adulte. Dans un second temps, nous rechercherons les mécanismes physiologiques associés à ces expositions précoces ou adolescentes. Pour cela, nous utiliserons trois approches chez les animaux exposés au sucre ou à un édulcorant : la première consistera à mesurer l'activité dopaminergique in vivo grâce à l'imagerie du GRAB-DA, spécifiquement dans le cortex préfrontal pendant la consommation soit de nourriture, soit d'alcool (en fonction des résultats précédents). La seconde approche consistera à réaliser une imagerie cérébrale in vivo permettant de mesurer l'intégration synaptique du manganèse (MEMRI), un marqueur de l'activité synaptique associée à une tâche comportementale (Uselman et al., 2025). Le MEMRI permet de quantifier, in vivo et de manière longitudinale, l'activité cérébrale dans l'ensemble du cerveau et nous permettra de comparer ces activations régionales entre groupes d'animaux ayant consommé précocement du sucre ou un édulcorant.

Le profil recherché

expérience du comportement animal
notions de programmation et d'analyses statistiques

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