Les missions du poste

Établissement : Université Paris-Saclay GS Physique École doctorale : Particules, Hadrons, Énergie et Noyau : Instrumentation, Image, Cosmos et Simulation Laboratoire de recherche : DRF-Institut de Recherche sur les lois fondamentales de l'Univers (Irfu) Direction de la thèse : Jean-Yves OLLITRAULT ORCID 0000000160377975 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-07-31T23:59:59 Ce projet de thèse sera financé par le projet ANR FLOALESCENCE, qui s'inscrit dans le cadre de l'étude expérimentale de la matière de QCD
et de la transition de phase entre plasma de quarks et de gluons (QGP) et matière hadronique. Ce plasma, formé quelques microsecondes après le Big Bang, peut être recréé aujourd'hui dans les collisions plomb-plomb ultra-relativistes au Grand collisionneur de hadrons (LHC).

L'objectif du projet de thèse est de comprendre comment les quarks charmés se hadronisent lorsque le QGP se refroidit. Le doctorant travaillera au sein de l'expérience LHCb, un détecteur unique par sa couverture en rapidité avant, permettant d'explorer une région de l'espace des phases encore inexplorée. Le travail consistera à mesurer pour la première fois à LHCb l'écoulement elliptique (v) des baryons charmés (c+) et des mésons D, afin de tester les modèles de coalescence et de caractériser le degré de thermalisation des quarks charmés dans le milieu QGP. La thèse se déroulera au CEA-IRFU/DPhN, au sein du groupe LQGP (Laboratoire Quark-Gluon Plasma), reconnu internationalement pour ses travaux sur la physique des ions lourds au LHC (ALICE et LHCb).
Le/la doctorant.e bénéficiera d'un encadrement rapproché, de l'appui de spécialistes en analyse de flux (flow) et d'une forte visibilité au sein de la collaboration LHCb. - Extraire et analyser les signaux c+ et D dans les nouvelles données Pb-Pb enregistrées par LHCb (2024-2025).
- Développer et appliquer une méthode d'analyse innovante de l'écoulement elliptique, fondée sur la reformulation de la méthode des Zéros de Lee-Yang.
- Mettre en place une métrique de multiplicité d'événement pour relier les observables de flux à la densité d'énergie du système.
- Comparer les résultats aux prédictions théoriques et aux mesures des autres expériences du LHC (ALICE, CMS).
- Rédiger des publications scientifiques et présenter les résultats lors de conférences La thèse mettra en oeuvre une méthode d'analyse des effets collectifs innovante [1]

Le profil recherché

- Master 2 ou équivalent en physique nucléaire, subatomique ou des particules.
- Bonnes compétences en programmation (Python et/ou C++).
- Intérêt marqué pour la physique des collisions relativistes et la QCD.
- Motivation, rigueur, goût pour le travail en équipe internationale.

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